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Ma bohème...
Je m'en allais, les poings dans mes poches crevées;
Mon paletot soudain devenait idéal;
J'allais sous le ciel, Muse, et j'étais ton féal;
Oh! là là! que d'amours splendides j'ai rêvées!
Mon unique culotte avait un large trou.
Petit-Poucet rêveur, j'égrenais dans ma course
Des rimes. Mon auberge était à la Grande-Ourse.
Mes étoiles au ciel avaient un doux frou-frou
Et je les écoutais, assis au bord des routes,
Ces bons soirs de septembre où je sentais des gouttes
De rosée à mon front, comme un vin de vigueur;
Où, rimant au milieu des ombres fantastiques,
Comme des lyres, je tirais les élastiques
De mes souliers blessés, un pied près de mon coeur!
Lorsque tu voudras parler de l'Absolu, de l'Etre, du Bien, de Dieu, du Réel, de Vrai, fais donc cette expérience : supprime tous ces mots dans les phrases que tu prononces, en supposant, mais de toute la force de ton imagination, que tu n'en as plus l'usage, qu'ils n'existent plus, et qu'il est désormais impossible d'en trouver d'autres capables de les remplacer. Il est probable que bien souvent tu frémiras devant les gouffres d'inconscience ouverts dans ton discours, les couvercles verbaux enlevés. Et l'effort que tu feras pour combler ces vides, en pensant et recréant les notions endormies, c'est celui que chacun doit exiger incessamment de soi-même, s'il veut jamais savoir et être en réalité.
Extrait de Tu t'es toujours trompé de René Daumal.
Quoi de mieux ;-))
se sentir aussi proche des siens; un peu de répis dans ce monde brutal.
Etre entendu, être compris ... Ne pas être jugé, condamné et humilié ...
L'humiliation précède et suscite la violence.
L'accumulation crée une rage sourde, et l'explosion de la violence qui suit sert à restaurer sa propre fierté.
Alors, comment éviter que le sentiment d'humiliation nous submerge ?
Jésus-Christ est le nom donné à Jésus de Nazareth par les chrétiens. Christ (Christos en grec), est la traduction du terme hébreu Messie. Jésus veut dire “sauveur” ou “salut“, et Christ “l'oint du Seigneur“, c'est-à-dire une personne consacrée par une onction de Dieu.
Jésus de Nazareth (dates de naissance supposée : entre -9 et -2, mort supposée : entre 29 et 37), appelé Jésus-Christ ou Christ dans la tradition chrétienne, Ιησούς Χριστός (Iesous Khristos en grec ancien) est le personnage fondamental du christianisme.
Le nom Jésus viendrait de l'hébreu Yéchoua (ישוע), qui signifie « Dieu est salut », et Christ est la traduction grecque du terme hébreu « Messie »
(משיח - machiakh), « celui qui est oint »). Il est considéré
par les chrétiens comme le Messie et le fils de Dieu, les musulmans ne reconnaissant quant à eux que l'aspect de Messie et pas celui de fils de Dieu ; les juifs ne reconnaissent aucun de ces
deux caractères.
Les catholiques, les orthodoxes le célèbrent comme étant à la fois vrai homme et vrai Dieu, deuxième personne de la Sainte Trinité.
Les Églises protestantes européennes ont des conceptions diverses mais, même quand la formulation semble identique à celle des christianismes dogmatiques, il faut tenir compte du fait que le sens
donné aux expressions n'est pas forcément le même. Il tient des rôles divers dans plusieurs courants
chrétiens aux croyances diverses.
En outre, les musulmans le considèrent comme le dernier grand prophète avant Mahomet.
Certains hindous, comme le Mahâtmâ Gândhî, considèrent Jésus comme un avatâr de Vishnou, et pour beaucoup, comme un saint homme.
Quant à la majorité des juifs, ils ne le reconnaissent ni comme Messie, ni comme prophète.
Lorsque quelqu'un se situe sur le point de
départ pour entreprendre un chemin, il s'est préalablement fixé, assurément, un objectif : atteindre l'arrivée. Pour un chrétien l'arrivée est une idéal attrayant, lumineux, qui guide ses pas et
en même temps qui donne de la lumière aux autres. C'est à dire, donner et se donner aux autres -en surmontant l'égoïsme et l'étroitesse de vue-, se
savoir aimé et aimer les autres, c'est la plénitude d'une vie féconde, heureuse; c'est, somme toute voir Dieu qui assouvit complètement notre soif d'éternité. Voilà pourquoi nous
nous sommes situés sur la ligne de départ. Il est vrai que, comme le chemin est long, cet idéal peut parfois s'assombrir et peuvent même apparaître des
mirages qui nous trompent sur l'arrivée, que, parfois, nous souhaiterions voir plus proche, plus facile. Mais il faut ne pas se laisser distraire par " ces idéaux faciles ".
Chemin du Bonheur - Le Bourg
Accueil familial des Pèlerins
Marie & Jean-Marc Lucien
43580 Saint-Privat-d'Allier
Tél. 04-71-57-21-56
06-16-70-61-38

De hautes notabilités religieuses et littéraires ont donné à la Chevauchée en Palestine de précieuses approbations. Encouragée par ces puissants suffrages et par le succès de ma 1ère édition de
luxe in-8°, j'ai entrepris de donner une édition populaire que la modicité de son prix rendra accessible à tous. Le lecteur bienveillant pourra aussi facilement répandre la connaissance et
l'amour des llieux Saints, en échange d'une obole consacrera à la Terre-Sainte. Auteur : Léonie de BAZELAIRE - 1889
Je vous supply, très cher lecteur mien, baillez assez, mais ne veuillez dormir. (Vieilles Chroniques)
Il est des souvenirs délicieux, dont le parfum embaume toute la vie; certes, un pèlerinage à Jérusalem est bien de ceux-là. Mais si l'on croit tout d'abord garder une mémoire éternelle des petits
détails, des moindres impressions, on se trompe. La vie entraine avec soi un tel cortège d'occupations et de soins, que notre pauvre nature à bientôt fait d'oublier ... Et puis, plus tard, au
soir de la vie, quand on arrivera au seuil de la Jérusalem céleste, il fera bon relire les souvenirs de celle d'ici-bas !... Il est donc inutile de confier au papier, ce gardien fidèles des
pensées, les émotions vives et profondes, quelques silhouettes tracées à la hâte, et c'est mille riens qui font souvent le charme et l'imprévu du voyage.
Mes compagnons de route le savent bien : les moindres détails deviennent précieux plus tard; ils me pardonneront de retracer mes impressions personnelles en se rappelant les leurs. Nous avons
vécu ensemble tant d'émotions et de jouissances diverses : joyeuses, pittoresques, religieuses, qu'il me semble, en les écrivant, n'être en quelque sorte que l'écho de chacun. J'ai pensé
aussi que d'autres lecteurs prendraient quelque plaisir à ces souvenirs vivants, qu'on rapporte avec soi d'un si lointain pays. Jadis, quand un pèlerin quittait la Terre Sainte, on s'assemblait
autour de lui, le soir à la veillée, on écoutait ses récits naïfs, on le suivait par l'esprit en ses pérégrinations, souriant ici ... pleurant là ...et la veillée se prolongeait indéfiniment. Je
ne saurais souhaiter meilleur sort à ma relation, la voir égayer quelque veillée d'hiver, penser qu'un lecteur attentif oublie l'heure et se prenne à rêver parfois ... à cette lointaine
chevauchée !... Voilà mon voeu : qu'il baille un peu; mais ne veuille pas dormir.
"Les lieux saints sont à la terre ce que les astres sont pour le firmament : une source de lumière de chaleur et de vie".
Henri-Dominique Lacordaire
Portrait par Jammot bibliothèque du Saulchoir
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Je te souhaite un bon chemin Jérôme; d'autant plus dans les conditions de précarités que tu as volontairement choisies. Ton passage au Pèlerin d'Occident de Lectoure et, le fait de m'en faire
part me touche particulièrement alors que je viens de le laisser derrière moi, tournant ainsi une page. J'aborde une nouvelle étape de ma vie. Bon
chemin ami-Pèlerin Jérôme et n'hésite pas à me donner de tes nouvelles patrick.davet@gmail.com
Camino de San Francisco de Asís (Italia)